Entretien avec Valérie GAREZ

Valérie GAREZ

20 novembre, 2018

J’ai consacré mon mémoire de Psychiatrie à la « psychose puerpérale et eczéma du bébé », ce qui a éveillé mon intérêt pour les décompensations en post-partum.
 
 
Dispositif innovant en périnatalité
 
Par la suite, j’ai eu la chance de contribuer à la mise en œuvre de l’unité mobile de psychiatrie périnatale (PPUMMA), un dispositif innovant d’intervention d’urgence dans les quatre maternités du sud des Hauts-de-Seine. Au sein de cette unité, nous lions les aspects de recherche et clinique, ce qui m’a permis de réaliser un master 2 Recherche en psychologie à Paris V sur le sujet « garçons, filles, quels débuts de différences ? »
 
 
Repérer les fragilités psychiques
 
La plupart des mères référées à la PPUMMA présentent des antécédents psychiatriques. D’où la question suivante qui est au cœur de notre recherche-action :les professionnels peuvent-ils repérer leurs difficultés en amont de l’accouchement ? Avec la psychologue Marie-Camille Genet et l'équipe PPUMMA et recherche (Dr.Apter, M. Valente, E. Devouche), nous avons élaboré un auto-questionnaire à soumettre aux mères lors de leur première consultation en maternité : environnement familial et social, précédents psychiatriques, émotions et difficultés rencontrées…
 
Il s’agit de repérer ces mères plus vulnérables dès la période périnatale, afin de mieux les prendre en charge. Les maternités du réseau utiliseront aussi ce questionnaire pour sensibiliser leurs équipes aux troubles psychopathologiques.
 
 
Une recherche qui se poursuit
 
Nous avons diffusé le questionnaire auprès de 1000 femmes à la maternité de Sèvres et obtenu un taux de réponse très élevé de 73,6%. Il nous reste à analyser toutes ces données, mais ce résultat est si satisfaisant que nous avons déjà obtenu le soutien de la Fondation de France pour poursuivre l’étude. Les mères seront à nouveau contactées lorsque leur enfant aura six mois.

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