Entretien avec Valentina DELL'ORTO

Valentina DELL'ORTO

01 février, 2016

Assistant spécialiste hospitalier à l’hôpital A. Béclère depuis le 1er janvier 2014, j’ai auparavant travaillé dans plusieurs hôpitaux en Suisse, notamment comme cheffe de clinique à Lugano, au sein du service de pédiatrie, puis à Genève, dans le service de réanimation néonatale et néonatologie.
 
Intitulé « Prévention des troubles de l’oralité alimentaire dans un service de réanimation néonatale », le projet de pédiatrie sociale que je coordonne vise à améliorer les soins du développement de l’oralité et à accélérer la transition de l’alimentation passive à l’alimentation active de l’enfant prématuré. Notre objectif est de réduire la durée de l’hospitalisation et de médicalisation de l’enfant, mais aussi de prévenir, à plus long terme, les difficultés d’alimentation parfois persistantes jusqu’à l’âge scolaire.
 
Des mesures favorables au rôle de la mère
 
De nouvelles mesures préventives seront ainsi mises en œuvre dans le service de réanimation néonatale et maternité de l’hôpital A. Béclère, par le personnel soignant et les parents – afin de les impliquer dans les soins de sollicitation orale de leur bébé.
 
Le contexte hospitalier, en effet, nuit souvent à l’établissement des interactions parents-enfant.
 
Les mesures préventives envisagées sont les suivantes :
  • tirage précoce du colostrum ou du lait au chevet du bébé ;
  • contact précoce peau à peau, dès le premier jour si possible ;
  • sollicitations orales précoces par les parents et l’infirmier ;
  • proposition d’odeurs alimentaires propices au déclenchement de mouvements de bouche et de réflexes de succion ;
  • initiation aux pratiques de portage en écharpe au sein du service pour des bébés proches du terme et nécessitant un besoin de contenance rapproché.
 
Notre objectif est de former l’ensemble du personnel soignant du service (puéricultrices, infirmières, auxiliaires de puériculture) d’ici le 1er juillet 2016. À terme, cette méthode de prévention sera proposée à tous les parents et aux bébés prématurés, soit environ 550 enfants par an.

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