Entretien avec Nathalie COULON

Nathalie COULON

28 janvier, 2014

Ma pratique d’enseignante et de chercheuse s’inscrit dans les champs de la promotion de la santé et de la psychologie communautaire.
 
Je suis par ailleurs experte occasionnelle auprès de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes).
 
Genre et parentalité
 
Approche systémique du développement humain ; processus d’ajustement psychologique lors de l’accès au rôle parental ; rapports sociaux de sexe ; genre et développement socio-émotionnel de la petite enfance : tels sont les grands thèmes sur lesquels je travaille en tant que chercheuse. Je suis par ailleurs très investie dans l'animation scientifique régionale sur le genre et la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes à l’université.
 
Des recherches-action de longue haleine
 
Depuis 2001, je suis responsable scientifique et porteuse de deux projets de recherche-action pour l’association Grafper (Groupe Recherche, Action, Formation Pour la Prévention de l’Enfance à Risque), dont je suis membre fondateur. Ces deux projets sont : « être Maman ou Papa pour la première fois » et, depuis 2011, « une communauté autour d’un bébé », projets conçus en partenariat avec le conseil général du Pas-de-Calais et mes laboratoires successifs d’appartenance. Les recherches conduites dans ce cadre associatif m’ont permis de développer une expertise reconnue dans le champ de la santé et l’accompagnement des familles en difficulté.
 
Le chercheur, un acteur social
 
Mes travaux de recherche et ma réflexion scientifique s’inscrivent dans la mouvance d’un courant de pensée dénommé la « science développementale ». Cette position épistémologique défend une approche intégrative et participative qui fait du chercheur un acteur social, dans le sens où la validité écologique de ses travaux constitue non pas un frein mais une stimulation nécessaire. Diverses expériences m’ont confortée dans ce positionnement et ma confrontation aux cadres et valeurs de la « psychologie communautaire », à la fin des années 2000, m’a permis de consolider cette posture de chercheuse actrice du changement social.

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