Entretien avec Marine JULIEN

Marine JULIEN

21 février, 2017

Doctorante à l’université d’Auvergne, mes recherches visent à évaluer les conséquences psychologiques de l’hémorragie du post-partum (HPP) immédiate, principale cause de décès maternel au niveau national avec une incidence variant de 5 à 10%. Mon travail de terrain devrait commencer au printemps 2017.
 
 
 
Des questionnaires pour évaluer le stress
 
Il s'agit d'une étude unicentrique réalisée au sein de la maternité du CHU de Clermont-Ferrand où j'exerce en tant que sage-femme clinicienne. J'espère recruter 1500 femmes : 500 d'entre elles auront eu une HPP et 1000 non. L'inclusion est particulière puisque quand une femme ayant eu une HPP est recrutée, les patientes qui auront accouché juste avant et juste après seront recrutées pour faire aussi partie de mon étude. Les participantes volontaires remplissent un questionnaire qui prend une vingtaine de minutes visant à définir leur état d'anxiété, leur ressenti psychiques et leurs difficultés. Elles le font une première fois en suite de couche au sein de l'hôpital, puis par mail à deux mois, six mois et un an post-partum. Pour élaborer cette série de questions, je me suis appuyée sur des questionnaires validés tels que l'échelle de dépression post-partum d'Édimbourg, le test inventaire d'anxiété état-trait (STAI) ou encore le Gad-7 largement utilisé pour le dépistage des troubles anxieux généralisés.
 
 
 
Prise en charge psychologique pour les femmes ayant eu une HPP ?
 
La finalité de ce travail est de savoir si ces femmes ayant vécu une expérience difficile au moment de la naissance de leur enfant représentent une population à risque. Aujourd'hui, elles ne sont pas considérées comme telles et ne bénéficient pas d'une prise en charge psychologique spécifique.

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