Entretien avec Louis MATHIOT

Louis MATHIOT

09 décembre, 2011

J’ai commencé à travailler sur la question des pratiques alimentaires durant ma maîtrise, puis mon Master 2 de sociologie. J’ai ensuite étudié les réactions des enfants âgés de 4 à 12 ans face aux injonctions et aux normes alimentaires (spots publicitaires, campagnes de prévention…).
 
Alimentation, approche ethnographique
 
Assistant ingénieur de recherche au CNRS dans le cadre du programme de recherche « Children and fun food », j’ai participé à une étude ethnographique sur cette question, en observant les repas – et les grignotages  – directement chez les familles. C’est ainsi qu’ont émergé les grandes hypothèses de ma thèse : l’importance des enjeux éducatifs et des rapports parents-enfants, la construction de cultures enfantines par l’alimentation…
 
L’éducation au « bien manger »
 
Doctorant à l’Université de Strasbourg, j’achève actuellement ma thèse de sociologie sur les pratiques alimentaires des enfants. Mon objectif est d’apporter des éclairages nouveaux sur l’éducation nutritionnelle et plus globalement sur l’éducation au « bien manger ».
 
La bourse de la Fondation Mustela m’a permis de me consacrer plus sereinement à l’écriture de ma thèse, ainsi qu’à la valorisation de mes travaux dans des colloques. Par la suite, j’ai été contacté par d’autres chercheurs, ce qui a entraîné de nouvelles parutions dans des revues scientifiques.
 
De l’alimentation aux biens culturels
 
Au-delà, ma thèse a ouvert de nouvelles pistes de recherche sur l'enfance. Avec l'alimentation, j'ai pu observer comment les enfants vivent les changements liés à l’entrée dans l’adolescence et comprendre certaines logiques de passage entre ces âges. Je remarque aujourd’hui que ces résultats sont applicables à de nombreux domaines, comme la consommation de biens culturels. Autrement dit, dans mes recherches je quitte peu à peu le terrain de l’alimentation mais je demeure dans celui de l’enfance.

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