Entretien avec Fabienne SERINA-KARSKY

Fabienne SERINA-KARSKY

28 janvier, 2014

Lauréate en 2011 de l’Académie des sciences morales et politiques, bénéficiaire du prix de la Fondation pour le progrès en éducation, je consacre ma thèse aux écoles nouvelles du XXe siècle en France.
 
J’espère ainsi participer à l’émergence d’un autre point de vue sur l’école que celui de la stigmatisation.
 
Education nouvelle…
 
J’étudie les dispositifs mis en place par les enseignants des « écoles nouvelles » en France pour favoriser la bientraitance des enfants en milieu scolaire. Je m’intéresse en particulier aux six écoles privées laïques, sous contrat avec l’Etat, réunies au sein de l’Association pour le développement de l’éducation nouvelle (ANEN). Héritières des principes énoncés lors de la naissance de la Ligue internationale pour l’éducation nouvelle, dont le premier congrès a eu lieu en 1921, elles promeuvent l’éducation comme outil de réalisation d’une société meilleure, débarrassée du bellicisme : « […] elle doit […] viser à conserver et accroître chez l’enfant l'énergie spirituelle [...et préparer] chez l’enfant, non seulement le futur citoyen capable de remplir ses devoirs envers ses proches, sa nation, et l’humanité dans son ensemble, mais aussi l’être humain conscient de sa dignité d'homme ». Parmi ses principaux protagonistes, on trouve des médecins éducateurs tels que Montessori, des pédagogues comme Freinet et des psychologues comme Claparède.
 
…et nouveau paradigme
 
L’étude à la fois historique et contemporaine des pratiques éducatives de l’Éducation nouvelle peut nourrir notre réflexion sur la crise actuelle de l’école. Ma thèse participera ainsi, je l’espère, de l’élaboration d’un nouveau paradigme éducatif pour le XXIe siècle qui favorise le bien-être de l’enfant à l’école.

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