Lauréats 2015

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Marie-Anastasie AIM

Développement des représentations sociales (RS) de la santé chez les enfants et les adolescents de 8 à 15 ans

Après un Master en psychologie, Marie-Anastasie Aim consacre sa thèse au développement des représentations sociales (RS) de la santé chez les enfants et les adolescents de 8 à 15 ans. Autrement dit, à la manière dont "la santé vient aux enfants".

Son objectif est d’étudier la construction de ces RS sur la santé, leur évolution, la transmission entre parents et enfants et aussi entre pairs (enfants et adolescents). Cette jeune psychologue souhaite ainsi améliorer la maîtrise des enjeux et outils méthodologiques de l’étude des RS en tenant compte des capacités cognitives et sociales des moins de 15 ans (associations libres, dessins…).

Fruit d’un travail de terrain de trois ans, cette thèse, effectuée au Laboratoire de psychologie sociale de l’université Aix-Marseille, comprend un volet éminemment pratique : la meilleure connaissance des leviers et des freins aux comportements de santé chez les 8-15 ans permettra, en effet, de développer des outils de prévention et d’éducation plus adaptés.

Un partenariat est d’ailleurs prévu entre le Laboratoire auquel est rattachée la jeune chercheuse et des établissements scolaires du primaire et du secondaire de l’académie d’Aix-Marseille. Les résultats sont attendus pour 2017.

Charlène GUEGUEN

Le réaménagement du lien conjugal et l’investissement parental au moment du devenir parent

"Le réaménagement du lien conjugal et l’investissement parental au moment du devenir parent", tel est le titre du doctorat de psychologie clinique de la seconde lauréate, Charlène Guéguen. Son objectif est d’observer de manière fine les remaniements du lien conjugal au fil de la grossesse ; les modes de transmission générationnelle en écho aux origines de la formation du couple ; et, selon ces paramètres, un investissement de l’enfant plus ou moins important.

La jeune chercheuse se propose d’inclure dans sa recherche clinique une quinzaine de couples, recrutés à l’hôpital Louis Mourier (Hauts-de-Seine) et à la maternité des Lilas (Paris). Elle privilégie une approche qualitative, grâce à la conduite d’entretiens semi-directifs et l’observation d’interactions triadiques (aux trois mois de l’enfant). Parmi les outils qu’elle utilisera, par exemple, l’IRMAG/IRPAG (Interview pour les Représentations MAternelles/PAternelles pendant la Grossesse) ou le génogramme (qui consiste à demander au couple de dessiner son arbre généalogique sur une feuille).

Elle souhaite ainsi contribuer à l’amélioration des dispositifs de prise en charge des couples dans les maternités, les PMI, les crèches, les unités d’accueil mère-bébé etc. La prise en compte de la conjugalité permettrait notamment de mieux accompagner les familles recomposées, monoparentales et homoparentales, toujours plus nombreuses.