Lauréats 2008

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Stéphanie HABERSAAT

Attachement et adoption

Psychologue et responsable de recherche, actuellement en doctorat de psychologie à l'université de Lausanne, Stéphanie Habersaat consacre sa thèse au devenir des enfants adoptés à l'adolescence, dans le cadre d'une étude coordonnée par les universités de Lausanne, Dijon et Québec. Il s'agit de mieux comprendre le devenir des enfants adoptés ; c'est le cas de 32 000 enfants dans le monde chaque année (après déplacement géographique). Stéphanie Habersaat met notamment l'accent sur la notion d'attachement, c'est-à-dire "la capacité d'un être humain à s'attacher émotionnellement à un autre, qui est en partie issue de la manière dont le référent (parent) de l'enfant est impliqué émotionnellement auprès de lui dans les premiers mois de sa vie". En effet, explique-t-elle, "l'enfant intériorise ce "modèle" de relation pour ensuite le généraliser". Peuvent découler de cette recherche des conséquences pratiques dans trois domaines : les conditions de vie dans les orphelinats, l'attitude des familles d'accueil et les procédures d'adoption.

Hélène DEFORGE

Prématurité et inhibition

Rattachée au laboratoire de psychologie des universités lorraines, Hélène Deforge est psychologue au service de néonatologie de la maternité régionale de Nancy, où elle participe au suivi des anciens grands prématurés. En 2003, plus de 50 000 enfants sont nés prématurément en France, soit 7,2 % des naissances. Or, explique Hélène Deforge, "la prématurité peut être à l’origine de déficits légers, cognitifs ou comportementaux, qui affectent le langage, les domaines visuo-spatial et visuo-moteur, l’attention et les apprentissages". "Certaines de ces difficultés sont actuellement interprétées en termes de déficit de l’inhibition", précise-t-elle : "L’inhibition peut être définie comme un ensemble de processus attentionnels chargés de rejeter ou de maintenir hors de la mémoire de travail les informations non pertinentes pour l’activité en cours". Un déficit inhibiteur peut se manifester, par exemple, par des comportements "impulsifs" ou une difficulté à se concentrer. La recherche post-doctorale d’Hélène Deforge vise à mieux comprendre ce mécanisme, afin d’améliorer le soutien psycho-éducatif ou pédagogique aux enfants concernés : prises en charge en orthophonie ou en psychomotricité, entraînement des facultés d'attention…